Nouvelle étude : de nombreuses mesures de sobriété rencontrent l’adhésion

René Inderbitzin, 21 mai 2026
Dans quelle mesure la population suisse est-elle ouverte à la sobriété ? C’est à cette question que répond l’étude Sufficiency 23 (en allemand) de la Haute école spécialisée bernoise (BFH). Les résultats de l’enquête représentative menée auprès d’environ 4’000 personnes sont remarquables. Bien que le terme « sobriété » soit peu connu, une grande partie des mesures concrètes recueille un large soutien.

Que signifie la sobriété ?
La sobriété désigne une réduction de la consommation de ressources grâce à des modes de consommation modifiés et à des conditions-cadres sociétales adaptées. L’objectif est de permettre une qualité de vie dans les limites planétaires. L’étude de la BFH montre toutefois que le terme « sobriété » est peu connu. Seuls environ 37 % en ont déjà entendu parler et à peine 13 % sont en mesure de le définir correctement.

Un large soutien aux mesures concrètes
Il est d’autant plus intéressant de constater qu’une grande partie de la population soutient fortement des mesures concrètes visant à renforcer la sobriété – et cela indépendamment de l’appartenance politique et des préférences partisanes. 34 des 43 propositions étudiées sont soutenues par une majorité. Les mesures dans les domaines de l’éducation, de l’information et de la sensibilisation, ainsi que celles offrant un bénéfice direct aux consommatrices et consommateurs, bénéficient d’un soutien particulièrement élevé. Cela inclut par exemple le droit à la réparation et l’allongement des garanties. En revanche, les mesures perçues comme des restrictions directes du quotidien (par exemple les journées sans voiture ou la réduction des places de stationnement) suscitent moins d’adhésion.

Le rôle de l’émetteur
Un autre résultat important concerne le rôle des émetteurs. L’adhésion à certaines mesures dépend fortement de la personne ou de l’institution qui les introduit dans le débat public. Selon l’acteur mentionné, le niveau de soutien peut augmenter ou diminuer sensiblement dans certains groupes de population. La crédibilité et la perception de l’émetteur sont donc déterminantes pour l’acceptation.

Pourquoi est-ce pertinent ?
L’étude montre que de nombreuses personnes sont plus ouvertes aux changements durables qu’on ne le suppose souvent. Cela est particulièrement vrai lorsque les propositions sont compréhensibles, proches du quotidien et associées à un bénéfice concret.

Elle montre également que la sobriété, en tant que concept, nécessite des explications. Pour atteindre un large public, il est essentiel de se relier aux réalités de vie concrètes et de montrer comment qualité de vie et réduction de la consommation de ressources peuvent aller de pair.

Importance pour les Universités populaires
C’est précisément là que les Universités populaires jouent un rôle important. Elles offrent des espaces où ces thématiques peuvent être transmises de manière compréhensible et discutées de façon concrète. Elles constituent également des émetteurs crédibles capables de transmettre des sujets importants sans polarisation politique. Les cours et événements sur des thèmes tels que la consommation, l’alimentation, l’habitat, la mobilité, la réparation ou la qualité de vie permettent ainsi des approches concrètes.

Notre projet « Bonheur de la sobriété »
Le projet « Bonheur de la sobriété : éducation à la sobriété dans les Universités populaires » s’appuie sur ces potentiels. Il soutient les Universités populaires dans l’intégration et le développement de thématiques liées à la sobriété dans leur programme. Il s’agit à la fois de questions concrètes du quotidien et de perspectives plus larges sur la qualité de vie et le bien vivre dans les limites planétaires. L’approche se veut positive : la sobriété n’est pas perçue comme un renoncement, mais comme une opportunité de découvrir de nouvelles formes de prospérité et de qualité de vie.

Trouvez une offre dans le domaine de la sobriété et inscrivez-vous.

L’intelligence artificielle et l’avenir des Universités populaires : enjeux, opportunités et transformations

Journée formation romande 2026

L’intelligence artificielle transforme déjà notre façon d’apprendre, de travailler et de transmettre des connaissances. Mais que signifie concrètement cette évolution pour la formation des adultes – pour ceux qui y enseignent ou y organisent des cours ? Entre promesses d’innovation et questions pédagogiques fondamentales, l’IA ouvre un champ de réflexion passionnant.

C’est précisément autour de ces enjeux que se tiendra la Journée de formation continue de Suisse romande le samedi 13 juin 2026, à Fribourg. Cette rencontre vise à prendre du recul pour observer les changements en cours, tout en explorant les possibilités concrètes qu’offrent les outils de lIA pour la pratique pédagogique. Les questions clés de cet échange se résument à : comment l’IA peut-elle enrichir les offres de formation ? Quelles applications sont réellement utiles dans la pratique ?

Au-delà des aspects technologiques, cette journée invite également à réfléchir à la qualité de la formation et à l’évolution du rôle des formateurs et formatrices. Dans un contexte où les outils automatisés évoluent rapidement, l’humain, l’accompagnement et le regard critique restent indispensables pour donner du sens à l’apprentissage. Enfin, cette journée se veut résolument collaborative – un moment pour apprendre ensemble, questionner ses pratiques et construire collectivement les perspectives de demain.

La journée de formation est gratuite, mais l’inscription est obligatoire. Le nombre de places étant limité, nous vous encourageons à vous y inscrire dans les meilleurs délais.

Cet événement est organisé par l’Université populaire du canton de Fribourg (Unipop) et l’Association des Universités Populaires Suisses  (AUPS).

Programme de la journée

 

Inscription

 

Bonheur de la sobriété : Éducation à la sobriété dans les universités populaires

En février 2025, nous avons lancé le projet « Le bonheur de la sobriété : l’éducation à la suffisance dans les universités populaires ». Il introduit l’idée de la suffisance dans la formation des adultes et invite les personnes de toute la Suisse à découvrir de nouvelles perspectives sur la qualité de vie, la consommation et les transformations sociétales. L’accent n’est pas mis sur la privation, mais sur la question suivante : de combien avons-nous réellement besoin pour mener une vie heureuse ?

La sobriété est l’une des trois stratégies centrales du développement durable, aux côtés de l’efficience et de la cohérence. L’efficience mise sur le progrès technologique, tandis que la cohérence vise des cycles de matières fermés. La sobriété, quant à elle, pose la question : qu’est-ce qui est suffisant, et de quoi avons-nous vraiment besoin pour bien vivre ? Elle cherche la juste mesure, préserve les ressources et ne recherche pas le bonheur dans la consommation, mais dans la communauté, le sentiment d’efficacité personnelle et le sens.

Le projet vise à ancrer l’éducation à la sobriété dans l’ensemble du réseau des universités populaires suisses. Dans toutes les régions linguistiques, des cours, des conférences et des ateliers voient le jour : proches du quotidien, stimulant la réflexion et motivant le changement. En 2025, l’accent a été mis sur la mise en place du projet. Durant la phase pilote, 37 manifestations ont été organisées dans des universités populaires de toute la Suisse – allant d’une discussion autour du livre « Avoir ou être » d’Erich Fromm au cours « Fascination de la forêt – feu et passion », jusqu’à un Repair Café.

 

Pour l’année 2026, 44 autres manifestations sont déjà prévues. Elles illustrent la diversité des approches possibles du thème de la sobriété. Le projet se poursuivra jusqu’en 2029. Chaque année, nous réaliserons environ 100 offres de formation à la sobriété au sein des universités populaires, afin d’apporter une contribution importante au développement d’une culture de la modération et de la sobriété.

Didactique, inclusion et innovation : découvrez notre programme de formation

Découvrez le programme de formation de l’AUPS pour le 1er semestre 2026, spécialement conçu pour accompagner les formateurs et formatrices, les directions et les collaborateurs et collaboratrices du domaine de la formation face à un large éventail d’enjeux actuels. Innovation pédagogique, intelligence artificielle, médias sociaux, didactique et méthodologie des cours de langues (y compris les cours fide), et compétences de base : une offre riche et actuelle pour renforcer vos pratiques et élargir vos compétences.

Des modules dédiés à la langue des signes viennent compléter ce programme et ouvrir de nouvelles perspectives en matière d’inclusion. À cela s’ajoutent des cours stimulants consacrés aux compétences de prise de parole en public et à l’art de captiver son auditoire.

Nous nous réjouissons de vous accueillir prochainement dans l’une de nos formations.

Programme

De la désinformation à l’information

Djamila Kartnaller – Les 28 et 29 novembre 2025 s’est tenu à Grenoble le colloque de l’Association des Universités Populaires de France (AUPF) consacré au thème « De la désinformation à l’information ». Durant deux jours, présentations et mini-conférences se sont succédé, permettant aux experts d’aborder la question sous différents angles et d’échanger avec le public.

La première matinée a été marquée par l’intervention de Thierry Ménissier, professeur de philosophie politique, qui a montré comment les technologies innovantes redéfinissent des notions clés comme la décision, l’autonomie, les libertés, la responsabilité et la démocratie. Le sociologue Gérald Bronner lui a succédé pour rappeler le rôle essentiel des universités populaires dans la promotion de la rationalité et de l’esprit critique au service de l’éducation populaire.

L’après-midi, trois ateliers ont exploré les mécanismes de la désinformation dans les milieux scientifiques, médiatiques et internationaux. Les expertes et les experts ont souligné la multiplication des théories du complot et la vulnérabilité de la science, de la presse et de la politique face aux manipulations. Les discussions ont porté sur la manière d’aider les publics des universités populaires à comprendre les enjeux mondiaux, à identifier les fausses informations et à en mesurer les dangers.

La seconde demi-journée a donné lieu à un débat général sur l’impact de l’intelligence artificielle : ses possibilités, mais aussi ses risques, notamment la production de textes et vidéos indiscernables du réel, alimentant de nouvelles formes de manipulation. En conclusion, les responsables de l’AUPF et leurs médiateurs ont rappelé que les universités populaires constituent des espaces essentiels pour débattre, vulgariser, développer l’esprit critique et apprivoiser les nouvelles technologies, afin de préserver les valeurs fondamentales et lutter contre le mensonge.

L’Association des Universités Populaires Suisses (AUPS) a été invitée à ce colloque et elle a été représentée par son directeur, Marc Herkenrath, qui est intervenu pour se présenter et informer sur les missions de l’association ainsi que les résultats scientifiques concernant la désinformation en Suisse. Il était accompagné par Djamila Kartnaller, la responsable de la formation continue. Nous adressons nos remerciement à Movetia pour son soutien qui nous a permis de nous déplacer en France pour participer à ce colloque.

L’avenir appartient aus seniors, part III

La Charte Formation 65+ prend vie. Le troisième atelier participatif porte sur la notion d’éducation. Quelle éducation souhaitons-nous pour les seniors, quelle éducation exigeons-nous, quelle éducation proposons-nous et pourquoi ? De quoi alimenter une discussion de fond. À cela s’ajoutent trois ateliers consacrés aux questions politiques, à l’échange d’informations et à la coopération entre les membres, ainsi qu’au plan d’action 2026 de l’Alliance Formation 65+.

 

PROGRAMME

13h00 Arrivée

13h30 Mot de bienvenue par Pius Knüsel

13h40 Quelle formation pour les seniors ? Quatre contributions

14h00 Discussion en plénière

14h20 Les seniors en action – deux exemples pratiques :
a. Elisabeth Michel-Alder, Citizen Science
b. Hans-Peter Graf, FAAG : Pour une autre manière de considérer et vivre notre manière d’avancer en âge

14h50 Pause

15h10 Site web Alliance 65+, présentation, questions-réponses

15h25 Ateliers :
a. Plan d’action
b. Site web
c. Politique

16h25 Plénière, décisions

16h50 Perspectives, clôture, apéritif

Les détails.

Inscription.

Durable, plus durable, sobre ?

Le samedi 13 septembre 2025, la conférence d’automne de l’ASV s’est tenue à la Maison des générations de Berne : « Dans quelle mesure l’éducation à la durabilité est-elle durable ? » La conférence a attiré un public nombreux et s’est déroulée dans une atmosphère ouverte et stimulante. Les experts ont donné des impulsions précieuses dans le cadre de trois exposés. Karl Herweg a souligné que la durabilité est ce que nous en faisons ensemble. Sandra Wilhelm a montré comment l’éducation peut se traduire en action et entraîner des changements. Somara Gantenbein a illustré pourquoi le savoir seul ne suffit souvent pas pour passer à l’action.

L’après-midi, les participants ont approfondi, dans le cadre d’ateliers parallèles, la question de savoir comment l’éducation peut contribuer au développement durable, avec des approches pratiques et des idées concrètes pour la vie quotidienne, tant sur le plan personnel que social.

La conférence a une fois de plus montré que l’éducation au développement durable inspire, habilite et encourage les gens à prendre leurs responsabilités et à participer activement à la construction de l’avenir. Mais elle ne va pas de soi. Les offres qui privilégient une certaine attitude attirent ceux qui sont déjà convaincus. Pour les sceptiques, il faut dissimuler le message. En d’autres termes : soyons subversifs pour le développement durable !

Plus d’info sur le projet « Le bonheur de la sobriété » de l’AUPS.

Journée romande de l’AUPS : IA et formation des adultes – le16 mai 2025 à Genève

Cette rencontre vise à offrir un aperçu global, clair et accessible de l’IA, tout en abordant les questions éthiques liées à son intégration dans les pratiques éducatives. Elle constituera une véritable plateforme d’échange entre acteur·rice·s du domaine, avec l’objectif de co-construire des solutions concrètes et des collaborations durables pour faire face aux défis à venir.

l’Université Populaire du Canton de Genève (UPCGe) et l’Association des Universités Populaires Suisses  (AUPS) ont collaboré à la planification à cette journée d’échanges et de réflexion autour de l’intelligence artificielle (IA) appliquée à la formation des adultes, le vendredi 16 mai 2025, de 9h30 à 17h30, à la FER Genève.

Il n’y a plus de places disponibles.

Programme

Innovation en classe : tendances et technologies pour l’enseignement de demain

Le jeudi, 8 mai 2025 aura lieu le Training Day tessinois, à Locarno. Une journée dédiée à l’exploration de l’évolution de la formation, des technologies émergentes et des méthodologies pédagogiques les plus efficaces. Avec des experts en intelligence artificielle (IA), des activités interactives et des ateliers pratiques, cet événement représente une opportunité unique pour innover dans l’enseignement et acquérir des compétences immédiatement applicables. Rejoignez-nous pour découvrir les outils et stratégies qui façonneront la formation de demain !

La participation est gratuite

Programme

Inscription

70 ans de formation pour tous – à Thoune

Le 16 octobre, l’Université populaire de la région de Thoune (VHS Region Thun) a célébré son 70e anniversaire, conjointement avec le Museum Schloss Oberhofen, qui fête également ses 70 ans cette année. Les invités de l’Université populaire ont eu l’occasion de profiter d’une visite guidée du musée.

Lors de l’événement, Katharina Ali-Oesch, membre du Grand Conseil et du comité de la VHS, a souligné l’importance de l’institution pour le canton. Elle a mis en avant que la VHS Region Thun und Umgebung constitue une plateforme éducative essentielle, favorisant l’accès à la formation, créant des liens entre les personnes et influençant les parcours de vie. Depuis sa fondation en 1954, l’objectif de l’Université populaire de Thoune a toujours été de promouvoir la formation pour tous. L’offre de formation vise à développer des compétences adaptées aux exigences de la vie quotidienne, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives aux apprenants.

Aujourd’hui encore, la VHS Region Thun continue de jouer un rôle central en soutenant plus de 2 000 participants, tant sur le plan personnel que professionnel. Son développement est constant, et pour le prochain semestre, plus de 30 nouveaux cours seront proposés dans divers domaines tels que les langues, la culture, le développement personnel et la santé.