Tina Berger rejoint l’équipe de l’AUPS

Tina Berger a accédé au poste de responsable administrative à l’AUPS, le 11.3.2024. Elle a entamé son premier jour de travail de bonne humeur, avec le sourire et une grande motivation. L’ancienne employée commerciale et hôtelière-restauratrice connait bien les Universités populaires. La formation est sa passion. Tina Berger préside depuis 2014 et dirige depuis 2021 l’Université populaire de Thal. Elle est heureuse de regarder au-delà du bout de son nez, de rencontrer de nouvelles personnes de l’univers des Universités populaires, de former des synergies et, naturellement, d’utiliser son français. Se former c’est progresser. C’est ce qui motive Tina Berger à s’engager à l’AUPS. Toute l’équipe de l’AUPS lui souhaite la bienvenue.

À 65 ans, la vie commence…

(pk) La Suisse est fière de son système éducatif. Partout, elle parle d’apprentissage tout au long de la vie. Mais dans la politique de formation, la vie s’arrête à la retraite. Les personnes âgées sont tout simplement laissées de côté en tant que ressources. Ils sont pourtant le seul groupe de population en croissance, généralement actif jusqu’à bien après 70 ans, et gardiens d’une expérience que la société pourrait exploiter si elle le voulait.
C’est ainsi que l’association des universités suisses du troisième âge et celle des universités populaires se sont associées pour rédiger un rapport sur la formation 65+, afin de déterminer les besoins et les potentiels d’une formation renforcée pour les personnes de plus de 65 ans. Les résultats sont explosifs en matière de politique de formation. D’une part, on constate une forte augmentation de la demande d’offres sur mesure pour les personnes de 65 ans et plus – quatre fois plus qu’en 2021 –, d’autre part, les personnes âgées ne sont pas aussi attachées à la santé qu’on pourrait le croire, mais plutôt à une culture générale qui les intègre dans les processus sociaux et les maintient en forme intellectuellement. Mieux encore : les personnes âgées n’ont pas peur d’aborder les mondes numériques.

L’évaluation de l’analyse est disponible en téléchargement.

Vieux et dérangé? Jamais!

La «Charte Formation 65+» est enfin publiée. Elle constitue le fondement d’une alliance qui veut s’engager pour améliorer les conditions-cadres de la formation au troisième âge – un âge ignoré de plus en plus par la politique. Les membres fondateurs de l’alliance sont l’Association des Universités Populaires Suisses, la Fédération suisse des universités des seniors U3, Pro Senectute Suisse et la chaire de formation et formation continue des adultes de la FHNW. La formation au troisième âge contribue de manière essentielle au bien-être, maintient les personnes en santé et même heureuses, renforce les liens sociaux et fait de l’expérience une ressource utilisable pour la société. Il est étonnant que la politique ait perdu de vue tous les avantages d’un apprentissage poursuivi réellement tout au long de la vie. Nous voulons changer cela.

Nous invitons cordialement les organisations qui s’engagent pour la formation des seniors à rejoindre notre alliance. Cette alliance est un groupement lâche. Qui y adhère est informé des différentes activités et peut de son côté proposer des activités.

Charte Suisse pour la Formation 65+

Charte Suisse pour la Formation 65+ en PDF

Contact: alliance@formation65plus.ch

Innover les UP françaises – auberge espagnole ?

Non. Innover pour avancer. Accéder à un nouveau public et grandir. Échouer pour se relever. Tels étaient les thématiques présentées lors du colloque annuel de l’Association des Universités populaires de France qui a eu lieu ce week-end, le 25 et 26 novembre 2023, à Belfort. Telles les fortifications massives défendaient dans le temps la ville de Belfort, tel les Universités populaires françaises résistent à l’aide d’excellentes idées pour s’améliorer et rebondir dans notre conjoncture économique actuelle : cours professionnels, foires du savoir, labs expérientiels avec échanges d’idées. Les idées pullulent, fructifient. Noémie Maibach de l’Association des Universités populaires a eu la possibilité de démontrer comment les Universités populaires suisses s’organisaient et quelles solutions elles trouvent aux défis qu’elles rencontrent. Le constat qui a découlé de ce colloque est qu’il n’y a pas de modèle parfait ; même que les réalités sont parfois très différentes pour les Universités populaires, l’échange d’expériences et de connaissances entre elles permettent d’avancer d’un pas ferme dans un futur incertain.

Texte et image, Noémie Maibach. Image: Mairie de Belfort

Oser le changement

La formation qui s’est déroulée le 4 novembre à Lausanne, animée par Marylise Chrétien et Sébastien Robert de l’entreprise Lumerys à Paris, en collaboration avec neuf responsables d’universités populaires romandes (www.upbroye.ch, www.unipopfr.ch, www.uplausanne.ch, www.upjurassienne.ch et www.upcj.ch), avait pour objectif de susciter un nouvel état d’esprit face au changement. L’accent a été mis sur la compréhension des défis et des enjeux auxquels les universités populaires sont confrontées. Au cours de la matinée, Marylise et Robert ont exposé une théorie sur le fonctionnement du cerveau pour amorcer le changement et le consolider. L’après-midi a été consacrée à la réflexion sur la vision des universités populaires, en particulier sur leur “raison d’être”, leur “mission” et leur “rôle”. Ces institutions ont profondément enraciné leur présence dans la société depuis plus d’un siècle par leur diversité en taille et en offre, dans le but de promouvoir le plaisir de l’apprentissage tout au long de la vie et de contribuer à une société éclairée. C’est donc cette aspiration qui les guide, les soutient, et assurera leur pérennité.
Cette formation a pu avoir lieu grâce au soutien de Movetia que nous remercions vivement.

60 ans d’engagement à Wohlen

Les années 60 du 20ème siècle ont amené deux vagues de fondations d’Universités populaires. Elles ont surtout eu lieu dans les régions rurales. La majorité des petites et moyennes UP y sont nées. Il en est ainsi pour l’UP de Wohlen, où, à la fin de ce mois de septembre, on a fêté le 60ème anniversaire. Bruno Breitschmid qui, il y a une année, a repris la présidence en succédant à Ruth Binder – elle a dirigé l’UP de Wohlen pendant 30 ans ! – a fièrement mentionné la modernisation de la présentation, du programme et de l’administration de l’institution. L’UP propose environ 50 cours par an, dont les classiques comme des tours dans Wohlen, le tir à l’arc mais aussi plein de thèmes actuels de la culture et de la politique.

Après avoir renouvelé le comité, le président souhaite aborder les prochaines 60 années. Le conseiller d’État, Jean-Pierre Gallati, lui-même originaire de Wohlen, la politique locale ainsi que l’AUPS ont intensément participé aux discussions. Le fait de former les gens au sens large est encore une nécessité, même si la politique a moins de compréhension pour ceci que dans le temps. En cela consiste la tâche commune : trouver les moyens de rétablir l’idée que les Universités populaires sont une partie indispensable d’une société en mouvement. Ceci est d’autant plus important pour des petites villes telle que Wohlen !

L’UP de Obersimmental-Saanenland enchante autant les jeunes que les âgés

Le week-end dernier, l’UP Obersimmental-Saanenland a fêté le jubilé de la 25ème année de la fusion des Universités populaires Obersimmental et Saanenland . Au programme de la musique de Bach, un atelier de magie pour les enfants, une table ronde ainsi qu’un spectacle de magie, animé par Pascal Dénervaud, alias Magic P.

La table ronde a servi à illustrer l’histoire et les défis de l’UP OSSA : Il y a 40 ans, il y avait une UP à Obersimmental et une autre dans le Saanenland. Elles ont fusionnée après que le canton a pris la décision de mesures d’épargnes drastiques. Plus tard l’article 45 a été ancré dans la loi, assurant à l’UP un soutien financier. L’OSSA s’est développée et s’est réinventée régulièrement. Elle s’investit pour garantir des cours de qualité de haut niveau.

Les Universités populaires en tant qu’aides lors des crises

La 60ème conférence nationale des moyennes et petites Universités populaires allemandes à eu lieu à l’UP de Dülmen – Haltern am See – Havixbeck sous le titre « Responsabilité lors des temps de crise : si ce n’est pas nous – qui d’autre alors ? ». « Parce que nous en sommes capables ! » a été présenté par la professeure Regine Herbrik, pendant que  le Docteur Marc Terkessidis a débattu sur le thème « Crises ? Il y en a déjà eu d’autres » et que le docteur Michael Lüders s’est penché sur la « Responsabilité politique ». Les trois orateurs ont mis en avant l’importance et la responsabilité qu’avaient les Universités populaires allemandes envers la politique et la population. En outre, ils ont stimulé la réflexion au sujet de la gestion de la crise à l’aide de la formation continue. Le programme-cadre était composé d’un tour de ville et d’excursions, qui démontraient comment la population de Dülmen a surmonté les crises lors de la destruction complète de la ville en 1945 et lors de la guerre froide à l’arsenal atomique. Les crises demandent de l’innovation et un esprit d’adaptation : grandir dans d’anciens murs et animer à de nouvelles réflexions.

Est-ce que le management systématique de la qualité fait (encore) sens ?

Le 16.09.2023, la conférence automnale de l’AUPS a eu lieu à Bâle dans une bonne ambiance. Le titre était « La qualité dans la formation continue : quelle quantité et comment ? ». Valentin Anderegg, responsable de l’assurance de la qualité voulait, lors de sa présentation « La qualité dans la formation continue ? », découvrir quels étaient les critères de choix des participants en choisissant par exemple un cours d’anglais parmi les 4’300’000 proposés par Google lors d’une recherche. L’investigation sur la notion de qualité a été effectuée selon différentes perspectives. Pius Knüsel, président du comité de l’AUPS a animé l’audience avec sa présentation « Joie ou peine : la question récurrente de la qualité » à y réfléchir. Le débat sur la formation a fusionné les aspects de qualité descriptive et normative. Si la qualité est en symbiose avec les demandes des participants, il n’y aurait plus de notion de qualité qui serait uniforme, ainsi les fondements d’un système de management de qualité sont discutables. Ceci correspondrait à la tendance d’une individualisation qui est en augmentation, notamment ce qui concorde avec une déstandardisation de la société. La qualité d’un cours semble plutôt dépendre de la qualité communicative de l’enseignant. Les participants ont eu maintes occasions d’échanger, de poser des questions lors des différents ateliers au sujet de la formation politique, du management de qualité, ainsi que la qualité de l’enseignement et comment évaluer cette dernière lors des cours. Les 65 participants ont été très engagés dans ce débat très animé.

Valentin Anderegg, “Qualité dans la formation continue”, document

Pius Knüsel, “Joie ou supplice”, document

Inclusion – l’UP de Stuttgart met l’exemple

L’Association des Universités populaires suisses a eu l’occasion de se faire une nouvelle idée très précieuses de l’inclusion de personnes avec handicap.

Université populaire de Stuttgart, 2013: la direction et les employés de l’UP de Stuttgart ont pris la décision de s’investir pour l’inclusion de personnes handicapées dans les cours de formation continue.  Il y a eu des formations, des discussion, des clarifications concernant les domaines de formation qui pourraient intéresser. Dix ans plus tard presque 4% des cours sont accessibles; 2% des participants s’y inscrivent. Mais quelle est la formule magique de cette recette pleine de succès? Volonté, persistance, patience, goûter au lieu d’épiloguer.  L’humain et ses capacités sont au premier plan. Les limitations physiques ou mentales ne sont aucunement en lien avec d’autres limitations ou sacrifices, plutôt au contraire:  Les participants s’enrichissent mutuellement par leur créativité, l’échange et le faite d’accepter l’autre. Les participants sont soutenus par un pool d’assistants s’il y a besoin. Ceci est le résumé d’un voyage professionnel à Stuttgart effectué par notre directrice générale Noémie Maibach.

Nous remercions l’UP de Stuttgart pour le temps consacré eux échanges et à Movetia, l’agence suisse de mobilité, pour son soutien financier.